Le chamanisme mongol
Une tradition qui n’a jamais cessé d’être vivante. Certains disent que la Mongolie est la gardienne de la plus vieille tradition chamanique de la planète.
Le chamane, relayeur des ancêtres
Le chamane mongol communique avec l’esprit ancêtre qui habite au Ciel, avec sa mémoire, sa connaissance et son expérience ; et c’est l’esprit de l’ancêtre qui prononce son discours.
La tradition chamanique mongole est l’une des plus grandes traditions qui gardent leur authenticité dans le monde. La raison d’être du chamane tient dans le respect et la coexistence des cinq mondes.
Les chamanes mongols sont aussi d’excellents guérisseurs du corps et de l’âme. Ils ont un rôle à jouer dans la vie humaine, dans la société entière et jusque dans l’État-nation, en leur rappelant la loi de la nature et de l’univers. Les esprits ancêtres peuvent également raconter l’histoire vraie, celle que nous ne connaissons pas.
Deux manières d’accueillir l’ongod
L’esprit qui vient habiter le corps du relayeur s’appelle l’ongod. Les esprits peuvent venir des cinq mondes et sont, la plupart du temps, les ancêtres de la lignée du relayeur ou de la relayeuse. Les ongods mongols ont cette particularité de pouvoir communiquer et s’exprimer en direct à travers le corps de leur relayeur, l’ulaach. Deux manières d’incorporer coexistent en Mongolie.
En restant conscient
Certains ongods maintiennent la conscience de leur relayeur pendant l’incorporation. Ils le font car les ongods tiennent à apprendre à leur relayeur. L’ulaach vit alors de l’intérieur tout ce qui se dit, et il en garde la mémoire, comme un enseignement reçu.
L’incorporation totale
D’autres ongods incorporent leur relayeur en entier, sans maintenir sa conscience. C’est l’incorporation totale, appelée buten buuh. L’ulaach ne garde aucun souvenir de ce qui s’est dit : il l’apprend ensuite de son assistant.
Aucune des deux manières n’est supérieure à l’autre : ce sont deux lignées, deux façons de faire.
- Ongod
- l’esprit qui incorpore
- Ulaach
- le relayeur
- Buten buuh
- l’incorporation totale
Les chamanes mongols en images
Ce que nous publions sur le chamanisme mongol
Des enseignements transmis par les chamanes, des réflexions, des objets sacrés et des récits de voyage.
Tsagaan Sar, le nouvel an lunaire mongol
Tsagaan Sar, le « mois blanc », ouvre la nouvelle année lunaire. Il se prépare pendant plusieurs jours : on purifie la maison, le corps et l’esprit avant d’entrer dans l’année nouvelle.
- J-5Purifier par le feuOn prépare le thé au lait et l’on dépose les offrandes : lait, thé, yaourt, airag, alcool de lait. Le feu purifie la maison.Lire le récit
- J-4Purifier par l’eauLe nettoyage continue avec l’eau, dans le respect de la terre. On prépare le beurre et l’on prend soin du corps autant que de la maison.Lire le récit
- J-1La veilleChaque famille prépare les buuz, les raviolis de la fête. Un rituel de passage prépare les trois corps à l’année nouvelle.Lire le récit
- JL’entrée dans l’annéeLa nouvelle année commence, sous le signe de son animal. On honore les aînés et les ancêtres.Lire le récit
- J+1La parole des ancêtresAu lendemain de la fête, les ancêtres transmettent leurs messages pour l’année qui commence.Lire le récit
Aller à leur rencontre
Quel que soit le thème que vous choisissez, la rencontre des chamanes est au cœur du voyage. Le thème dit seulement ce que vous venez y chercher en priorité.
À lire sur le blog
La sagesse des chamanes mongols appliquée à la vie de tous les jours.