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Enseignement
Renouer avec la nature, les esprits et ses ancêtres
Nos relations ne s’arrêtent pas aux personnes que nous côtoyons. Selon l’enseignement de un chaman mongol, nous sommes aussi en lien avec la nature, les cinq mondes, les esprits de notre entourage, l’histoire de notre nation et nos ancêtres. Nous entrons dans ces relations sans le savoir. Mieux vaut y entrer consciemment, car ce sont elles qui nous façonnent.
Des relations oubliées
L’un des signes de notre époque, dit l’enseignement, est que l’on ne communique plus avec le soleil, avec la nature, avec les esprits des rivières et des lieux. Ces présences s’endorment et perdent leur force, parce que plus personne ne les honore.
Pour les raviver, il suffit d’établir à nouveau une relation : communiquer avec elles et leur faire des offrandes. C’est ce que font encore les nomades de Mongolie, qui saluent le feu, la montagne ou la source avant de s’y installer.
La nature et les trois corps
Ces relations ne sont pas seulement symboliques. Selon l’enseignement, plus on communique avec les éléments de la nature, plus les trois chakras du bas du corps restent en bonne santé. Plus on échange avec de hauts intellects, plus les trois chakras du haut s’équilibrent. Chaque relation nourrit une part de nous.
La leçon des anciens chasseurs
Les anciens avaient conscience de leur énergie. C’est ainsi qu’ils parvenaient à chasser des animaux bien plus puissants qu’eux : ils ressentaient l’énergie du gibier et reconnaissaient, dans le troupeau, la bête dont le prélèvement ferait le moins de dommage. Ce savoir, inscrit en l’être humain, lui a permis de survivre parmi des animaux plus forts que lui.
La valeur de sa nation et de son histoire
Honorer ses relations, c’est aussi connaître la valeur de sa propre histoire et de sa nation. Beaucoup de traditions ont disparu, en Mongolie comme ailleurs. Les petites tribus qui honoraient les esprits de leurs dieux et de la nature savaient dédramatiser les situations : elles vivaient dans la tranquillité et la sérénité.
Selon l’enseignement, une société qui perd ses traditions et ses valeurs souffre d’une carence d’énergie. Et quand on ne connaît plus la valeur, l’identité et l’authenticité de sa nation, on se réfugie dans une fierté maladroite, comme le nationalisme. Celui qui connaît l’héritage de ses ancêtres n’a pas besoin de cela.
Valoriser toutes ses relations
Il faut valoriser toutes les formes de relation : avec la nature, avec l’histoire de sa lignée, avec son propre parcours, avec sa nation. Tout commence par les trois corps. Quand le physique, le mental et l’émotionnel sont respectés à égalité, la relation devient possible, avec les êtres humains comme avec le monde qui nous entoure.
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