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Enseignement

Les douze cycles de la vie selon les chamanes mongols

Dans la tradition asiatique, le temps se divise en cycles de douze années, chacune gouvernée par un animal. Selon l’enseignement du chaman un chaman mongol, de la lignée Ikh Kheres, la vie humaine suit le même rythme. À l’évolution du corps s’ajoute celle de l’âme, et chaque âge a ses propres besoins.

L’enfance, en quatre saisons de trois ans

L’enfance dure douze ans, et se partage en quatre saisons.

De 0 à 3 ans, exister. L’enfant apprend à marcher et à parler. Il s’approprie les capacités de base de l’être humain, qu’il faut nourrir et entretenir.

De 3 à 6 ans, connaître. L’âme veut découvrir son environnement : c’est l’âge des « pourquoi ». Il faut prendre le temps d’expliquer les quatre saisons, le soleil, la lune, et montrer que tout est régi par des règles, le jour et la nuit comme le reste. C’est aussi le moment d’expliquer d’où viennent la colère et la peur.

De 6 à 9 ans, faire comme nous. L’enfant veut imiter les adultes. On lui apprend par le geste, en faisant les choses ensemble.

De 9 à 12 ans, devenir responsable. L’enfant apprend à prendre des décisions. En Mongolie, c’est l’âge où on lui confie un cheval : il le soigne et entretient sa selle. En nourrissant ainsi sa responsabilité, on lui donne une énergie de confiance.

Selon l’enseignement, beaucoup de parents traitent leur enfant de la même façon à tout âge, comme s’il avait toujours trois ans. Ses besoins d’âme ne sont pas satisfaits, et l’adolescence devient une crise. Dans les sociétés traditionnelles, où l’on répond à ces besoins, la crise d’adolescence n’existe pas.

La vie adulte, en cycles de douze ans

De 12 à 24 ans, le jeune veut exister à part entière, en devenant indépendant.

De 24 à 36 ans, on explore : on enrichit ses connaissances, on découvre les cinq mondes et les lois de l’univers, on s’intéresse à sa lignée et à sa nation.

De 36 à 48 ans, on crée ses propres capacités et l’on explore ses talents ; on gagne en savoir et en pouvoir.

De 48 à 60 ans, vient l’âge de la responsabilité. On en est pleinement conscient, et c’est à cet âge, selon l’enseignement, que l’on devrait exercer les fonctions de pouvoir.

De 60 à 72 ans, on veille sur sa lignée. On devient un être de respect, entouré de ses petits-enfants, qui transmet sa sagesse.

À 73 ans, devenir un ancêtre

À partir de 73 ans, on devient un ancêtre : un être de stabilité, qui rassure la tribu entière.

Faire le bilan tous les douze ans

À chaque cycle, on devrait faire un bilan avec soi-même. Le fonctionnement de l’être humain est le même partout, mais chaque nation honore ces passages selon ses traditions. En France, des rituels anciens, celtiques ou druidiques, en gardaient la trace ; à chacun de les redécouvrir.

Un enfant éduqué selon les besoins de son âme devient un adulte autonome, qui commet moins d’erreurs. À l’inverse, des besoins jamais satisfaits font des « petits enfants dans des corps d’adultes ». Répondre aux besoins de l’âme, c’est nourrir son chemin de vie.

Pour découvrir ces âges en famille : notre voyage « Le feu du foyer ».

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