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Enseignement
Chemin de vie ou parcours subi : devenir maître de son énergie
Selon l’enseignement de un chaman mongol, une connaissance ne devient un véritable savoir que lorsqu’on la ressent et qu’on l’expérimente. Sans cela, elle reste stérile, comme une leçon apprise par cœur. C’est vrai en particulier de l’énergie.
Chemin de vie ou parcours ?
On confond souvent les deux. Parler de chemin de vie, c’est parler en maître : celui qui sait d’où il vient, où il va, et ce qu’il est en train de construire. Il connaît la valeur de son existence. Parler de parcours, c’est parler de ce que l’on a subi. La question est simple : veut-on devenir maître, ou rester esclave de ce qui nous arrive ?
La guérison vient quand on pardonne et qu’on accepte ce qui s’est passé. On ne peut pas changer le passé, mais on peut en changer les conséquences. Sans pardon, les blessures deviennent des énergies lourdes qui réclament notre énergie présente.
L’exercice des cercles
Tracez un point sur une feuille : c’est vous. Autour, un cercle pour vos proches, puis un autre pour vos relations professionnelles, et ainsi de suite. Vous êtes la même personne, mais vous produisez une énergie différente pour chaque cercle, avec votre conjoint, vos parents ou vos amis. Rester fidèle à soi ne veut pas dire produire toujours la même énergie. Chaque énergie nouvelle dessine un chemin : nous ne sommes pas maîtres d’un seul chemin de vie, mais de plusieurs.
Nos relations ne s’arrêtent pas aux humains. Nous sommes en lien avec notre nation et son histoire, avec la nature, avec les cinq mondes. Mieux vaut entrer consciemment dans ces relations, car ce sont elles qui nous conditionnent.
Les trois corps en amis
Le corps physique, le mental et l’émotionnel produisent chacun leur énergie, et ils s’entretiennent les uns les autres. La relation juste devient possible quand aucun n’écrase les autres, quand l’émotion ne réprime pas le mental ni l’inverse. Les trois corps agissent alors ensemble, en amis.
La leçon des nomades
Celui qui ne sait pas gérer son énergie a tendance à accumuler des objets, parce qu’il n’en sent pas la valeur. Quand on connaît la valeur et l’utilité d’un objet, on n’a pas besoin d’en avoir beaucoup. C’est pourquoi les nomades possèdent peu : ils connaissent leurs outils et maîtrisent leur énergie.
Si l’on ne gère pas son énergie…
… quelqu’un d’autre la gère à notre place : nos habitudes, notre temps, nos choix. On ne vit plus, on survit. L’enseignement y voit l’origine de beaucoup de colère : l’être humain se sent abusé sans savoir par quoi, et les relations se dégradent.
Le chaman ne soigne pas des clients
Pour un chaman, l’essentiel n’est pas de répondre aux besoins immédiats de celui qui consulte. Il est de nourrir son chemin de vie et de le rendre autonome. Un chaman n’a pas de clients : il forme des maîtres, maîtres d’eux-mêmes, de leurs trois corps, de leur chemin et de leurs valeurs.
Les huit rayons du soleil
Sur la couronne de la yourte, le soleil est représenté par huit rayons. Selon l’enseignement de un chaman mongol, ils symbolisent les huit valeurs qui fondent une communauté humaine, les principes à respecter lorsque l’on crée un État. Ce sont la morale, qui est la chaleur du soleil, le droit, le territoire, l’esthétique et la culture, la langue, l’information, la psychologie et la phonétique, car tout ce qui vit émet un son. L’être humain ne peut être livré à lui-même : comme le soleil diffuse l’ordre dans toutes les directions, ces valeurs organisent la vie commune.
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