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Enseignement

Écrire à son soi du futur : l’enseignement des trois temps

À travers les cultures et les époques, certaines valeurs ne changent jamais. Nous appartenons à la même espèce humaine et nous relayons la même essence à travers des visions différentes. Selon l’enseignement de l’oracle, la façon dont nous incarnons ces valeurs d’origine, chaque jour, détermine la valeur de notre vie sur terre. Il ne s’agit pas de « chamaniser » ou non, mais de vivre.

Les trois temps coexistent

Pour les chamanes mongols, le passé, le présent et le futur ne se succèdent pas seulement : ils coexistent. On ne peut pas changer le passé, mais on peut en garder la valeur de l’expérience. C’est ce qui permet d’ouvrir une ligne de temps plus sereine, moins risquée. Guérir le passé et les lignées, dans le présent, c’est se créer des « bulles de futur ».

À mesure que ce travail avance, le mental et le cœur s’élargissent. Les choses paraissent moins graves, moins dramatiques. On se laisse moins guider par les troubles émotionnels, et l’on devient plus capable de mettre des transformations positives dans la matière.

L’exercice de la lettre

L’enseignement propose un exercice simple : écrire une lettre à son soi du futur. Que veut-on être dans cinq ans ? Puisque les trois temps coexistent, la lettre peut aller dans tous les sens : le moi du futur peut écrire au moi du présent, ou le moi du présent au moi du passé.

Cette lettre ne sert pas seulement à guérir. Elle aide à structurer ce que l’on a appris, à voir les trois temps en un. L’énergie de la lettre est bien reçue par notre conscience. En structurant ainsi sa vie, on nourrit, on répare et on soigne aussi sa descendance, qui reconnaîtra plus facilement ce qu’elle porte dans le cœur.

Agrandir son espace intérieur

L’être humain est un réceptacle qui remplit son espace : plus cet espace est grand, plus il se remplit. Aider l’autre, c’est l’aider à agrandir son espace intérieur ; c’est ce qu’il ne faut jamais perdre de vue dans un accompagnement. Le chemin de vie n’est pas attribué d’en haut. Nous avons tous la même chance de comprendre, et chacun choisit d’être un parasite ou un nourricier du vivant.

Ce que nous héritons de nos ancêtres

Les attitudes de nos ancêtres, leur fougue, leur joie, leur sagesse, nous influencent. On peut en ressentir les nuances : quels défauts méritent d’être laissés, quelles qualités méritent d’être renforcées ? Nous sommes à la charnière, « dans l’entre », entre nos ancêtres et nos descendants. En lien avec les trois temps et les cinq mondes, chacun peut devenir, consciemment, un contributeur positif de ce monde par ses actes, ses pensées et ses émotions.

L’amour et la connaissance

Le lien le plus profond que l’on puisse établir avec toute énergie passe par l’amour. Plus on témoigne de respect aux éléments, à l’eau, au feu et aux autres humains, plus on reçoit. Mais l’humain ne respecte pas et n’aime pas ce qu’il ne connaît pas.

L’amour ne règle pas tout, à lui seul. L’enseignement le dit sans détour : un courage sans amour conduit à la stupidité, une patience sans amour peut conduire à la destruction. Il faut une convergence consciente, et d’abord la connaissance. Plus on connaît les trois temps, les cinq mondes, soi-même, sa lignée et les lois de l’univers, plus on ouvre une porte consciente à l’amour.

À lire aussi : Les neuf volontés de l’être humain.

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